Quand j'étais toute toute petite, ma mère m'emmenait le matin tôt à la maternelle pour rester à la garderie jusqu'à l'ouverture des classes.
Un jour elle m'a donné un chèque que je devais remettre à la dame qui nous gardait.
Beaucoup plus tard, alors que je rangeais ma chambre, j'ai retrouvé le chèque : j'avais du le laisser de coté, l'égarer et l'oublier, d'autant que personne ne l'avait réclamé !
Je me suis sentie fautive !!! À tel point que j'avais trop peur de la réaction de ma mère si elle apprenait, alors du coup j'ai déchiré le chèque et je l'ai jeté, avec la peur que quelqu'un un jour ne s'en aperçoive !
Vous souvenez-vous avoir fait une bêtise sans jamais l'avouer à quiconque ?
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Je me souviens du jour où ma mère m'a offert mon premier journal intime, c'était le 6 août 1989, j'avais 9 neuf ans.
Ce qui me plaisait par-dessous tout, c'était d'avoir un fermoir : seule moi pourrais le lire, je pourrais donc y écrire ce que je voudrais !
C'est marrant de relire certains passages, surtout au début, avec mon écriture d'enfant et les fautes qui l'accompagnent.
Je peux dire que j'ai grandi avec ce journal intime. Il m'arrivait de rester plus d'un an sans écrire dedans, entre mes périodes d'assiduité, ce qui fait qu'il m'a duré très longtemps : le dernier mot date du samedi 25 mai 2002 !
S'il m'arrive quelque chose, je ne sais pas si j'aimerais qu'un de mes proches le lise : on dit tellement de bêtises quelques fois lorsque l'on est seule devant ces pages...
Vous souvenez-vous de votre premier journal intime ?
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Je faisais du camping avec ma mère dans le Vercors. Un soir, nous sommes allées dîner à Villard de Lans dans un petit restaurant. Il y avait un vent très fort, les parasols extérieurs s'envolaient, laissant présager un orage pour la fin de soirée.
Ensuite nous sommes allées au cinéma, ils diffusaient Seven. Je l'avais déjà vu, j'avais donc déjà connu la frayeur que produit ce film, mais ma mère en avait des frissons rien qu'à en avoir entendu parler...
Elle en est ressortie assez bouleversée. Pour ajouter à son trouble, l'orage avait éclaté : il pleuvait des trombes d'eau et les éclairs étaient aussi impressionnants que les coups de tonnerre qu'ils produisaient !
Il était minuit passé. Pour retourner à notre camping, nous devions passer par les gorges des Grands Goulets : des masses rocheuses qui surplombent la route étroite sur une distance qui se soir là nous parut interminable ! Ma mère n'était vraiment pas rassurée : le film l'avait effrayée, il pleuvait, l'orage était juste au dessus de nous, et pour couronner le tout, des blocs de roches s'étaient défait et jonchaient la route : à tout moment un bloc pouvait tomber sur la voiture et lui faire perdre le contrôle !
Heureusement nous sommes sorties des gorges sans encombre. Nous avions hâte de nous retrouver dans nos sacs de couchage, au chaud sous notre petite tente !
Une fois couchées, nous nous sommes regardées toutes les deux, l'air déconfit : à nos pieds nos sacs de couchage étaient complètement trempés ! La tente avait prit l'eau !!! En effet, en soulevant nos sacs, nous avons vu les dégâts : une bonne dizaine de centimètres d'eau stagnait au niveau des pieds.
Pas le choix, nous avons du aller chercher dans le coffre de la voiture (sous la pluie toujours) tout ce qui pouvait nous servir à écoper...
Croyez-le ou non, mais la situation était tellement énorme que nous avons ri tout du long, jusqu'au moment où nous avons enfin pu nous coucher avec nos serviettes de bain pour éponger le reste !
Il nous est souvent arrivé toutes sortes de choses quand je partais en vacances avec ma mère : panne de voiture, inondation, se perdre dans une forêt peu accueillante, crever un vélo au milieu de rien, chavirer en canoë sans gilet de sauvetage... Mais même si cela nous a parfois procurer quelques frayeurs sur le coup, nous nous en sommes toujours sorties en rigolant...
Vous souvenez-vous d'une nuit ou d'un jour où le sort semblait s'acharner sur vous ?
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Quand j'étais en primaire, j'étais copine avec ma voisine, bien que nous ne soyons pas dans la même classe.
Un jour, ma maîtresse nous a apprit que la combinaison "tion" se prononçait en fait "ssion". Je ne me souviendrais sans doute pas de ce détail s'il n'y avait pas eu le concours de cette copine. En effet, le soir de cette même journée, je lui ai fait part de cette découverte... he bien comme dans sa classe ils n'avaient pas encore apprit cela, elle m'a affirmé que je me trompais, que le "t" se prononçait.
Le fait que je lui dise que c'était ma maîtresse qui nous l'avait apprit n'y changeait rien !
Je crois en fait qu'elle ne supportait pas d'avoir tort et surtout d'ignorer quelque chose que je savais : Il fallait toujours qu'elle ai le dernier mot et le dessus sur moi !
Ça m'énervait car je savais que j'avais raison mais elle était trop bornée pour me croire.
Vous est-il déjà arrivé d'être remis en cause ou exaspéré par un(e) ami(e) ?
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Je me souviens de mon prof de Lettres au Lycée : un petit bonhomme d'une trentaine d'années, discret, presque timide...
Je ne me rappelle ni de son nom ni des textes que l'on a étudié avec lui, mais par contre ce qui m'a marquée, c'est sa façon de prononcer le mot "extase".
Ne me demandez pas pourquoi ce mot revenait souvent lors d'un cours de Lettres, mais lorsqu'il le prononçait, ses petits yeux foncés pétillaient, sa main droite tenant le livre et la gauche balayant l'air comme pour montrer l'intensité de « l'extaaaaaaaaaaase... », comme il le disait.
Cela nous faisait toujours sourire...
Vous souvenez-vous d'un professeur en particulier ? Pourquoi ?
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C'était à une soirée dansante organisée par le foyer de jeunes de ma commune. J'y avais invité une copine du lycée, il y avait une trentaine de personnes environ.
À un moment ils ont passé le groupe Téléphone, tout le monde reprenait les paroles en choeur tout en dansant, moi avec...
Je ne sais plus de quelle chanson il s'agissait, une où les mêmes paroles se répètent tout le temps durant le refrain, mais à un moment le refrain s'arrête d'un seul coup laissant seule la musique ! Le problème c'est que moi j'ai continué à hurler le refrain alors que tout le monde s'était tu !!! Ça n'avait pas duré longtemps mais assez pour que tout le monde me remarque !
Ma copine était écroulée de rire et pleins de sourire moqueurs se tournaient vers moi... J'avais hooooooooonte !!!
Vous est-il déjà arrivé de vous ridiculiser en public ?
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J'étais en camping avec ma mère et son ami. Elle avait acheté cette nouvelle tente qui se monte en 2 secondes juste en la lançant. C'est vrai que c'est très pratique, un peu encombrant, mais très pratique.
Par contre, elle n'est pas vraiment faite pour accueillir un matelas gonflable de deux personnes : nous n'arrivions même pas à fermer la fermeture éclair, cela forçait trop sur les coutures ! Bref, heureusement qu'il faisait beau parce que nous avons du dormir avec la tente ouverte et les pieds qui en dépassaient... C'était assez drôle, surtout quand on voyait la tête de nos voisins néerlandais qui avaient tout le confort d'une caravane !
Le lendemain, il a fallu plier la tente... normalement cela doit se faire en quelques secondes, aussi facilement que pour le dépliage. Pour nous aider nous avions 4 ou 5 dessins explicatifs. Déjà, nous nous y sommes mit à deux, c'était mal parti... Nous avons réussi à la plier une fois en cercle comme il est presrit, mais la pochette de rangement était deux fois plus petite !
Bref, au bout d'une franche rigolade et... disons d'une petite demie heure, nous avons enfin réussi à plier cette tente !!! Victoire !!!
Vous êtes-vous déjà heurté à une "technologie" récalcitrante ?
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J'avais cinq ou six ans, je ne sais plus, ça me semble si vieux... je me souviens que mon frère et moi allions sur des terrains vague de notre village, où des lotissements ont poussés depuis. Il y avait de larges flaques d'eau qui formaient presque des marres.
Avec mon frère nous allions avec des récipients pour essayer d'attraper des têtards afin de les voir grandir !
Je ne me souviens plus si nous avons réussi, je ne crois pas que nous les ayons ramené chez nous finalement... En fait c'est surtout de la complicité avec mon frère dans nos jeux de gamins dont je me souvienne.
Vous souvenez-vous de jeux ou de bêtises complices avec vos frères ou soeurs ?
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Je me souviens avoir été très déçue par un ami. On jouait dans le même club de billard, lui en national 3 et moi en départementale 2. On s'appréciait bien, il me parlait librement, et avait confiance en moi.
Puis un jour je suis devenue présidente du club de billard. Je savais que ce ne serait pas facile, surtout avec certaines personnes qui étaient plutôt grande gueule. Ma grande surprise c'est que je n'aurais jamais pensé que lui aussi s'y mettrait ! Le club avait quelques problèmes avec les nouveaux gérants du bar où notre association siégeait. Ils voulaient mettre leur grain de sable, se séparer de certains joueurs et ne garder d'une seule équipe, avec que des bons joueurs.
L'ambiance était vraiment au plus bas, et la fin de saison arrivant, certains joueurs en ont eu marre et ont quitté le club. Il n'y avait plus assez de monde pour constituer une équipe de Nationale.
Il m'en a tenue pour responsable en m'accusant d'avoir tout fait pour ne garder qu'une équipe de départementale, ce qui était totalement faux. On ne m'avait jamais mise en défaut comme il l'a fait, mais ce qui me chagrine le plus, c'est qu'il n'ai finalement pas eu confiance en moi pour croire tout cela.
Avez-vous déjà été déçu(e) par un(e) ami(e) ?
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Je suis allée un voir un film de science fiction au cinéma avec ma mère, ça doit faire une bonne dizaine d'années. Je ne me souviens plus du titre, mais c'était en rapport avec des cocons extraterrestres (ce n'était pas "Cocoon").
Ce film, pourtant assez nul, m'avait marquée : en fait dans les cocons se formaient des doubles des humains tout en leur pompant toute leur essence vitale, il ne restait qu'une enveloppe de l'humain après. Cela se passait toujours pendant le sommeil, si par malheur les gens dormaient ils risquaient de se faire absorber ! Le problème c'est que l'on ne peut pas lutter contre le sommeil indéfiniment, le combat était donc perdu d'avance pour les humains... C'était ça le plus flippant je crois, pour la petite fille que j'étais...
Je me rappelle surtout d'une scène : un petit garçon va dans la chambre de ses parents pour réveiller sa mère. Il la trouve sous les draps, elle ne se réveille pas, et tout à coup, le corps de sa mère s'afaisse, comme si il était vide ! Le garçon fait un pas en arrière effrayé, et c'est là qu'il entend la porte de la salle de bain s'ouvrir derrière lui, et sa mère en sortir, souriante ! Il comprend que ce n'est pas sa mère, et il essaie de prévenir le reste de sa famille que cette femme est une intruse, mais personne ne le croit...
Avez-vous souvenir d'un film qui vous aurait effrayé(e) ou tout simplement marqué(e), pourquoi ?
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Vos souvenirs