« Ma première cuite j'avais 4 et 5 ans et c'était une petite fête au jardin entre voisins de mes parents. J'ai juste goûté das les verres de mes parents, c'était de la liqueur bleue à la menthe sucrée. Ç a m'a plu et hop j'en ai bu plein la bouteille. Ensuite le chemin n'était pas droit comme avant et malgré mes efforts je me prenais les buissons et les arbres. Je n'y comprenais rien de ce que je voyais. Je voulais courir à la maison et me retrouvais allongée par terre, ça saignait mais faisait pas mal, j'étais fascinée. Mon grand-père arrivait, étonné, et demandait si j'étais saoule !?! Je comprenais ce fait au moment où il le prononçait. Il m'a promis de rien dire aux parents et me couchait das un hamac. »
Vous souvenez-vous de votre première cuite ?
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| Après quelques jours d'essai, voici à quoi ressemble le pan de mur. Au premier plan, la table sur laquelle se trouvent la procédure à suivre, les outils mis à disposition, ainsi que les bouts de papier sur lesquels figurent les mots à inscrire.
Je me rends compte que les outils proposés mériteraient d'être plus divers afin d'enrichir le coté plastique. Ensuite, la procédure que j'impose est trop précise... Dois-je l'alléger ou la transformer ?
Je me demande si le mur dans l'école est le lieu le plus juste pour le développement de mon travail. Je me pose la question de la position de mon territoire par rapport au lieu à l'intérieur de l'école. |
Il faut que je m'approprie l'entrée dans la cour (lieu de passage obligé).
Il me faut constituer un espace avec l'accès au blog et la possibilité d'écrire au vu de tout le monde. Une boîte en quelques sortes, telle une chambre d'écho par rapport au blog "Souviens-moi". Je décide donc de louer pour un temps donné un ALGECO.
C'est une construction mudolaire, comme celles que l'on trouve sur les chantiers.
J'ai obtenu l'autorisation, l'ALGECO doit arriver mercredi prochain.
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Lorsque mes parents étaient en instance de divorse, c'était assez difficile pour moi. Ils passaient leur temps à se chamailler, et mes frères étant parti de la maison, j'étais seule à devoir supporter ça. C'est alors qu'avec ma mère nous avons commencé à parler d'avoir un chien, pour reporter mon attention sur autre chose.
Nous avons acheté des bouquins, étudié les races, leur caractère, assisté à des expositions canines... il y avait deux ou trois races qui nous plaisaient bien.
Un jour, ma mère est venu me chercher un samedi midi au lycée. Elle avait l'air exitée, elle roulait comme une malade... En arrivant, je fut surprise déjà de voir que ma tante était là. Je suis rentrée dans la maison, puis dans la cuisine, et là... j'ai vu une p'tite boule de poil par terre, qui reniflait le sol ! Il paraît que je suis devenue blanche comme mon chemisier !
Rien que de repenser à ce moment, ma gorge se noue et les larmes me viennent aux yeux : j'étais tellement heureuse d'avoir enfin un chien ! C'était une petite chienne Bouvier Bernois (le plus beau chien du monde). Nous l'avons appellée Névé. Ce fut un vrai bonheur de l'avoir. Pour moi d'abord pendant cette période difficile, et ensuite pour ma mère lorsque je suis partie pour étudier ailleurs et qu'elle s'est retrouvée seule avec Névé.
Elle est malheureusement morte à l'âge de 7 ans, en janvier de l'an dernier. Ça a été terrible. Ma mère, qui est pourtant une femme forte, ne s'en est jamais vraiment remise.
Avez-vous déjà eu un animal qui a beaucoup compté pour vous ?
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« [...] le 14 juillet 1989... j'avais 14 ans... première cuite et premier bain forcé... toute habillée à minuit... dans l'eau froide bretonne... »
Avez-vous déjà eu droit à un bain forcé ? Comment cela s'est-il passé ?
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« Cela devait être vers les 4 ans... j'étais en Roumanie (mon pays natal) je jouais dans ma chambre et une bougie dans un bol se trouvait devant moi au cas ou il y aurait une panne de courant (cela arrivait réellement une à deux fois par jour)...
Et effectivement je me retrouve soudainement sans lumière, je ne bougeais pas attendant de trouver mes nouveaux repères comme à chaque fois dans le noir ; ma mère entre ; sans me dire un mot elle allume la bougie et s'en va aussi mystérieusement qu'elle est entrée... sans un bruit...
Bizarrement je me sens moins en sécurité depuis que la bougie est allumée parce qu'un courant d'air la fait vaciller sans cesse... je sens comme un souffle et appréhende le moment ou celle ci s'éteindra pour de bon ...
Bien évidemment ce moment arrive : la bougie s'éteint ;
Je sens le souffle sur mon visage ;
Paniquée je cherche désespérément les allumettes ;
Je rallume ma bougie en la protégeant du souffle je la ballade autour de moi pour trouver la source de celui ci ;
Au moment ou je la lève au dessus de ma tête je suis nez à nez avec un énooooooooooorme dragon (non sans rire il était très réel) un peu plié, il n'avait pas de place dans ma mini chambre alors il pliait le cou et sa tête était presque au niveau de la mienne...
Jétais clouée je le regardais bouche bée
Et puis...
Quelque chose ma mis en confiance (je ne sais pas trop quoi)...
Je me sentais mieux.
J'ai éteint la bougie et je me suis réveillée avec le sentiment qu'un dragon me protégeait... »
Vous souvenez-vous d'une rencontre un peu surréaliste, qu'elle fut vécue ou imaginée ?
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Je me souviens du jardin de ma grand-mère... il n'était pas très grand, mais incroyablement fouillis.
Une partie d'herbe que longeait tout du long un petit chemin cimenté, sur la gauche un grillage séparait du reste un petit potager envahi par la verdure.
Au fond, un poulailler où je me souviens aller chercher des oeufs ou encore leur apporter des coquilles d'huîtres. Juste à coté un énorme abricotier dont nous ramassions les fruits en tendant un grand drap dessous tandis que nous le secouions, et qui donnaient des confitures délicieuses.
Au milieu du jardin, un superbe cerisier dont les branches lourdes de fruits couvraient la quasi totalité du terrain. À coté, des framboisiers juteux à souhait.
Et le long du grillage tout comme sur le parterre devant la maison, des rosiers... De magnifiques roses aux couleurs pastels qui dégageaient un parfum de fruits.
J'ai toujours adoré passer du temps dans ce jardin. J'en garde en mémoire cette profusion de couleurs, d'odeurs, de saveurs...
Y'a t-il un endroit qui vous a particulièrement marqué de par les sens qu'il éveillait en vous ?
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Outre les souvenirs que j'écris chaque jour, je réalise un dispositif participatif qui est le développement d'expérimentations antérieures.
Ce dispositif visuel puise sa matière dans le blog "Souviens-moi". J'invite les gens à y écrire les mots et suites de mots que les internautes ont tapés dans les moteurs de recherche. J'utilise donc les statistiques que me fournit Over-Blog, plus précisément celles qui concernent les mots tapés dans les moteurs de recherche et qui mènent les internautes vers mon blog.
Ces données statistiques mettent en évidence l'accidentel de la rencontre entre l'internaute et le blog "Souviens-moi". J'ai donc voulu sortir de la toile Internet, donner une visibilité et une matérialité à cet accidentel en créant un véritable espace de rencontre.
Mon expérience solitaire de l'écriture se déploie via le blog "Souviens-moi". Au-delà du simple journal intime je matérialise dans un lieu public la rencontre avec les gens.
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Voici donc le mur destiné à recueillir les écrits.
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« Mon premier souvenir cest quand javais 2 ans, je suis dans mon lit et des personnages de mon portique se parlent. Cest une première hallucination ou un premier souvenir à vous de choisir... »
Y'a t-il un souvenir dont vous ne savez plus s'il s'agit d'un rêve ou de la réalité ?
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Le grand blanc
Cest ainsi que je voyais mon avenir à lapproche de mon départ du cocon familial. Blanc parce que vierge : je savais que je ferais mes études dans une autre ville, je ne savais pas où encore. Serait-ce à Angers, ma ville natale, à Rennes, Saint Etienne, Toulouse, Angoulême ou Poitiers ? Les résultats des concours en décideraient
A linverse des pages noircies de mon journal intime où je couchais mes pensées depuis lâge de neuf ans, mon avenir restait à écrire, et je ne savais pas du tout où ni comment il serait
Pour une fois linconnu ne me faisait pas peur, au contraire, ça mexcitait.
Jai vécu ce moment comme une seconde naissance.
Vous souvenez-vous de votre réaction à l'approche d'un grand changement dans votre vie ?
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« Ma première masturbation, me rappelle que c'était un sentiment super frustrant, tu sens une chaleur dans le bas du ventre, un muscle qui se durcit, et une envie que quelque chose d'agréable survienne, mais tu sais pas comment ça marche, et à partir du moment où tu as compris comment ça fonctionnait... alors c'était devenu un jeu très intéressant ! »
Vous souvenez-vous quand vous avez découvert ce plaisir ?
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Vos souvenirs